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Guislain's account of his visit to the Ospedale degli Incurabili, Genoa (August 10, 1838)

Location: Via Giuglia, Genoa, Kingdom of Sardinia

Guislain wrote about his visit to the Ospedale degli Incurabili on pages 135-136 of his Lettres Médicales sur l'Italie avec Quelques Renseignements sur la Suisse: Résumé d'un Voyage fait en 1838, Adressé à la Société de Médecine de Gand (F. & E. Gyselynck : Ghent 1840).

Guislain reported visiting the Ospedale degli Incurabili on 10 August 1838, where a psychiatric patient population of 270 were awaiting the completion of the new facility at Manicolo. Guislain’s report mentions a previous visit of the Parisian psychiatrist M. Brière de Boismont, who later wrote of the contrast between the impressiveness of the Ospedaletto’s white marble entrance and the misery of the scene which greeted him inside. Having read de Boismont's account, Guislain's consequently low expectations of what he would find were confirmed in full by his visit. He witnessed some patients running in all directions, while others were chained; a lack of cleanliness; and general neglect - a scene he described as amounting to utter chaos. Here, as else where in Italy, he could find no cases of general paralysis of the insane. Guislain wrote that he could understand why the doctors at the Ospedale degli Incurabili were looking forward to the completion of the Manicolo.

Extract

Jusqu'à l'achèvement des travaux du nouvel établissement, les aliénés continuent à occuper dans l'hôpital des incurables l'ancienne division affectée aux fous: c'est l'Ospedaletto, où j'ai trouvé ces malades au nombre de 270, le 10 août 1838. Le beau portique en marbre blanc qui sert d'entrée à cet établissement, cache bien des amertumes, et c'est avec raison que M. Brière de Boismont en fait une peinture affligeante… les salles basses, mais vastes que les aliénés, sans ordre aucun, courant pêle-mêle, remplissent de leur babil, de leurs vociférations et de leurs cris… Nullepart je ne vis tant de tumulte, tant de dégradation, de malpropreté et d'obstacles à la guérison… Les furieux sont attachés dans leur lit avec de chaînes.