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Guislain's account of his visit to the Ospedale La Senavra, Milan (1838)

Location: Corso XXII Marzo, Milan, Kingdom of Lombardy-Venetia

Guislain wrote about his visit to the Ospedale La Senavra on pages 271-274 of his Lettres Médicales sur l'Italie avec Quelques Renseignements sur la Suisse: Résumé d'un Voyage fait en 1838, Adressé à la Société de Médecine de Gand (F. & E. Gyselynck : Ghent 1840).

Guislain reported that Milan’s municipal government funded the accommodation of the mentally ill in Senavra, and that the hospital was under the aegis of the Ospedale Maggiore. At the time of his visit there were 427 patients - 220 men and 207 women - and Dr Marini was the principal physician. He noted the building was formerly in use as a convent, and was not designed for use as a mental institution. It had large hallways and dining-halls, and four courtyards in all: two for male patients and two for female patients. The segregation of the sexes extended to the construction of balustrades in front of windows on the men’s wards that looked out over the women’s part of the building. There was little daylight in the male patients’ courtyards as a result.

Guislain reported that the patients were allowed to use the courtyards at regular intervals. Most resided in dormitories with wooden beds but clean sheets. Indeed, the entire building was thoroughly clean as far as Guislain could see. He also saw evidence of the use of mechanical restraints: straitjackets, leather waist belts with loose wristlets and leather handcuffs.

On the positive side, Guislain noted the range of activities provided for patients: well-equipped workshops for both men and women, and even swings and merry-go-rounds in the courtyards. He found all the patients to be all well fed and dressed, something he could not say of all the institutions he had visited. Guislain recorded his conviction that the beauty of a building, though pleasant enough for the visitor, is not as important for patients’ recovery as is an industrious, orderly, quiet and tidy environment - just the kind of therapeutic environment Guislain believed he had found at Senavra. He compared its regime to the occupations offered patients at Hanwell Asylum and Bethlem Hospital in England, and institutions he knew in Heidelberg, Paris and Ghent. In Senavra he saw a number of patients suffering from pellagra and nymphomania, as well as those who refused to eat. Cases of general paralysis of the insane - paralysie générale - (‘paralysie generale’) appeared to him to be infrequent.

Extract

La Senavra est l'établissement où sont les aliénés dont l'entretien est à la charge de l'administration. Il y avait au moment de ma visite 427 aliénés, 220 hommes et 207 femmes. --- L'établissement est placé sous la dépendance de l'hôpital majeur de Milan… C'est le docteur Marini qui est médecin primaire… Le bâtiment est un vieux couvent… Le bâtiment n'offre rien de bien régulier et d'adapté à sa destination; toutefois, les corridors sont fort larges, les réfectoires grands; deux cours assez spacieuses sont destinées aux hommes… Il y a deux cours pour les femmes, et afin d'isoler complètement les deux sexes, on a placé des garde-fous aux fenêtres, là où elles tirent le jour des cours habitées par les hommes… Les malades arrivent dans les cours à des heures réglées. --- La plupart d'entre eux couchent dans des salles, et leurs lits, presque tous en bois, ont une solidité démesurée; mais les lingues sont très-propres… Il règne partout une grande propreté. --- On y fait usage de la camisole de répression et d'une ceinture de cuir solide avec des bracelets mobiles… des gantelets de cuir… Les médecins se sont efforcés de procurer aux aliénés des distractions; je trouvai dans les cours des chevaux de gyration et une balançoire… j'y ai trouvé un atelier… où les malades étaient occupés à faire des nattes… les malades travaillent sans rénumération; une meilleure nourriture, de meilleurs vêtements seuls leur sont accordés… que l'on ne rencontre que rarement ailleurs. La beauté des établissements de ce genre ne réside pas toujours dans les formes agréables et pittoresques du local, qui très-souvent font plus d'effet sur les visiteurs que sur les aliénés qui les habitent: l'occupation, le travail, l'ordre, la décence, la tranquillité, sont les principaux éléments de guérison… (Ces lignes m'ont rappelé ce que j'ai vu en Allemagne et en Angleterre… A Hanwell, en Angleterre, j'ai vu de fort beaux ateliers… Au Bedlam il y a aussi des travailleurs… Je citerai encore notre établissement de femmes aliénées à Gand, dans lequel plus de la moitié des malades sont occupées à un travail constant.) --- Je vis dans cet institut quelques aliénés pellagriques. On y constate assez fréquemment la nymphomanie, et le refus de manger… la paralysie générale s'y montre dans des cas peu nombreux.