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Guislain's account of his visit to the Ospedale Santa Orsola, Bologna (1838)

Location: Via G. Massarenti 11, nr. Porta San Vitale, Bologna, Papal States

Guislain wrote about his visit to the Ospedale Santa Orsola on pages 225-231 of his Lettres Médicales sur l'Italie avec Quelques Renseignements sur la Suisse: Résumé d'un Voyage fait en 1838, Adressé à la Société de Médecine de Gand (F. & E. Gyselynck : Ghent 1840).

Guislain first described his visit to the general ward of the Ospedale Santa Orsola. Having formed a negative impression of it through the writings of a previous visitor, M. Valentini, he was surprised to find what he described as one of the best organised hospitals in Italy, and put this down to improvements made (including a recent redecoration) since Valentini’s visit. He saw beautiful rooms with elegant iron beds, each equipped with a hanging cord which enabled its occupant to pull themselves up into a sitting position - an expedient Guislain had seen in use in England.

Guislain reported that there were 170 patients: exactly 85 men (on the ground floor) and 85 women (on the first floor). Guislain did not approve of the way in which this separation was effected. In his observation, it was common enough in Italy, and commonly accompanied by a lack of patient access to the outdoors, and inconvenience of access for nursing staff.

The building had five courtyards, one at the entrance to the hospital, and a long hallway ran from front to back. The patients appeared to have freedom of movement within the hospital precinct. Guislain disapproved of the fact that there was open access to latrines from the hallways, noting that a more hygienic arrangement would have been to place them within vestibules built into corners.

The rooms of psychiatric patients were spacious and had large windows looking out on the courtyards, over which internal shutters may be lowered at night or at times of patient crises. Guislain commented on the impracticality of the fact that the shutters could only be raised or lowered from the inside, and the old-fashioned ness of the way in which the doors opened outwards toward the hallways (an arrangement which Esquirol believed could stimulate agitation amongst patients). Solid but coarse beds were provided to all patients save the incontinent, who slept on straw so as to keep the skin dry and prevent bedsores. Patient rooms were otherwise left unfurnished as a risk management measure, tableware being kept in a niche in the wall. Guislain commended the practicality of the rooms’ mosaic, non-absorbent flooring, but thought the hospital should have done more to give its patients means of occupying their time, by better provision of spacious common rooms and workshops, for instance.

On his visit, Guislain met Dr M. Gualandi, the medical superintendent of the Ospedale Santa Orsola and a specialist in psychiatry. Guislain’s impression was of a man who has the best interests of his patients at heart, but who - to his sorrow - has been stymied by his superiors in his efforts to develop his medical expertise and improve conditions at the hospital. While in Bologna, Guislain also visited the University’s Anatomy Office (run by the anatomist and veterinarian Antonio Alessandrini) and Pathology Office (which boasts a number or wax models and the skeleton of the giant Bottero).

Extract

L'université est un vaste local qui comprend, outre les classes, des cabinets de physique, de minéralogie, d'histoire naturelle et d'anatomie… Le cabinet d'Anatomie Comparée… de M. Alessandrini, est destiné à rivaliser un jour avec les meilleurs cabinets connus…

Cabinet Pathologique. --- La plupart des pièces sont en cire… L'on voit au mème cabinet le squelette du géant Louis Marchetti Bottaro…

L'Hôpital Santa Orsola… est destiné à recevoir les Cas Chroniques et les Aliénés.

La division des maladies physiques y comprend un carré de quatre salles bien aérées et fort bien tenues. Il faut' que d'importants changements y aient eu lieu depuis la description peu avantageuse qu'en a donnée M. Valentin, car je l'ai trouvé un des hôpitaux les mieux organisés d'Italie. Le local est beau, les lits sont en fer, construits avec élégance, ayant au-dessus des malades un support donnant attache à une corde qui se termine par un manche en forme de gland, auquel le malade s'accroche lorsqu'il veut changer de position ou se mettre debout… c'est ce que les Anglais ont déjà fait dans leur sollicitude pour le confort; car cet appareil… se trouve à l'hôpital Saint-Thomas, au Barthelemy's hospital, au Guy's hospital, au St.-Georges hospital de Londres… Les femmes… sont logées en haut et les hommes au rez-de-chaussée. Un tel arrangement, que nous avons déjà trouvé plusieurs fois en Italie… conduit essentiellement à de graves inconvénients et à un grand désordre dans le service… Un long corridor traverse tout l'établissement; il est coupé par des corps de bâtiments affectés à quatre cours principales; une cinquième cour, moins régulière, se trouve à l'entrée… Les aliénés y circulent librement… Les latrines communes… communiquent directement avec les corridors… (Dans l'établissement confié à nos soins, nous avons placé les latrines dans les angles des cours; on y arrive par un petit vestibule qui les isole tout-à-fait du bâtiment…). --- Les cellules sont spacieuses: elles ont des fenêtres larges… A l'intérieur, les fenêtres ont des volets… Pendant la nuit, ou lorsque le malade est agité, on ferme les volets. --- Nous croyons cette disposition peu avantageuse, parce qu'elle force les servants à pénétrer dans les cellules des malades chaque fois que l'on veut fermer les volets… Les cellules s'ouvrent dans les corridors à la manière des cellules des anciens couvents… M. Esquirol désapprouve une telle disposition, d'où résulte une communication trop multipliée entre les aliénés… Les lits sont solides, mais en général grossiers… ceux qui sont atteints d'incontinence d'urine, couchent sur de la paille… un excellent moyen de préserver les malades d'excoriations et de gangrène… la peau reste sèche au dos et ne s'enflamme pas… Dans les cellules… il y a dans le mur un creux qui sert à déposer la canette et la gamelle dont le malade fait usage. J'ai trouvé cette disposition utile et capable de remplacer la petite table, qui souvent sert d'instrument de destruction dans les moments d'emportement. --- Le plancher des cellules est une espèce de stuc mosaïqué… qui a l'avantage de ne point s'imprégner facilement de liquides… mais ce qui manque, ce sont des ateliers et des salles de réunion…

C'est M. le docteur Gualandi qui est chargé de la direction médicale de l'éstablissement. M. Gualandi est une spécialité dans la partie des maladies mentales, un homme de bon cœur, qui aime ses malades, qui en est aimé et qui leur porte les soins d'un père. Mais ce médecin n'est pas secondé dans ses vues comme il désirerait l'être. L'établissement… ne reçoit guère de grands encouragements de la part de l'administration locale; le pouvoir du médecin surtout y est fort restreint; d'ailleurs on ne procède qu'avec lenteur dans les réformes.

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